l’OFAC a reçu 20 demandes de survol de foules en 6 mois

Une bonne vingtaine de demandes d’autorisation pour des vols de drones à proximité d’un rassemblement de personnes ont été déposées jusqu’ici auprès de la Confédération, apprend-on mardi.

Douze d’entre elles ont déjà reçu le feu vert de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), a annoncé mardi à l’ats sa porte-parole Martine Reymond.

Les conditions de vol ont été durcies le 1er août 2014. Depuis, il faut une autorisation de l’OFAC pour faire voler des drones et autres modèles réduits à moins de 100 mètres d’un rassemblement de personnes. Ces directives sont motivées par des raisons de sécurité: la chute d’un drone pourrait blesser voire tuer quelqu’un.

La Confédération visait notamment les concerts, «public viewings» et autres manifestations publiques. Les demandes d’autorisation concernent surtout une utilisation commerciale des drones, a précisé Martine Reymond.

Prises de vue illégales

Le sujet occupe aussi le préposé fédéral à la protection des données. Souvent, les personnes qui télécommandent ces appareils ignorent qu’elles sont dans l’illégalité en pénétrant dans une zone où l’on n’aurait pas accès à pied, écrit-il dans sa dernière newsletter.

«Nous recevons régulièrement des demandes concernant les drones et la surveillance par vidéo», explique Francis Meier, porte-parole du préposé. Les gens veulent savoir ce qui est permis de filmer, mais aussi ce qu’ils peuvent faire lorsqu’ils sont eux-mêmes filmés.

Le préposé à la protection des données conseille aux personnes importunées par un drone de demander à son exploitant de cesser l’enregistrement et de supprimer les images existantes. Ceci à condition de connaître l’exploitant de l’appareil.

Filmer secrètement est interdit

Les «pilotes» de drone filmant en cachette peuvent être dénoncés, rappelle le préposé fédéral. Une poursuite pénale menace lors de violations des domaines qui doivent rester secrets ou de la sphère privée – par exemple filmer la chambre à coucher du voisin.

Les prises de vue où personne ne figure ne posent aucun problème, précise le préposé, qui salue les règles appliquées depuis le 1er août 2014. Toutefois, il faudra peut-être des mesures supplémentaires, ajoute-t-il, promettant de garder la situation à l’oeil.

 via 20minutes.ch